CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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d’autres à sa place qu’il sera plus à propos de commettre à cestemploy, pour les raisons qu’il voua pourra dire. Sy vous l’avezagre'able, je vous supplie très-humblement, Monsieur, de m’ac-corder ceste faveur, et de croire que ce surcroît d’obligation mefera tousiours rechercher avecq passion les moyens de vous faireparoistre que je suis,
Monsieur,
vostre très-humble et très-affectionne' serviteur,
Louis de La Valette.
A Bourdeaux, le xvi e juillet i636.
LETTRE DE M. D’AGUESSEAU (x)Monseigneur,
Incontinent après avoir reçeu la lettre qu’il vous a pieu m’es-crire du neufviesme de ce mois, j’ay mande' le Vicc-Se'neschal deceste ville, et ayant sçeu de luy que le nomme' Cazaubon, men-tionné en la déclaration que vous m’avez envoyée, estoit de sesarchers, je me le suis faict représenter, tant pour sçavoir de luy,suyvant vostre intention, qui estoit le nommé Corne, prestre,que pour l’enquérir du contenu en la dite déclaration; j’ay aussydepuis faict venir pour le mesme subiet Boutin, curé de Beau-tiran. Je vous diray que tous deux séparément m’ont dit co-gnoistre le dit Corne, pour avoir esté vicaire en la paroisse dudit Beautiran, comme pareillement Estienne Chassanés, quiestoit arpenteur de son mestier et demeuroit à Saucats, en Bour-delois, distant d’environ trois lieues de ceste ville, et leur ayantfaict entendre qu’il m’avoit esté donné advis qu’au mois de maydernier, la veille de l’Apparition de Saint-Michel, le dit Chas-sanés, estant en la maison du dit Boutin, avoit proféré en leurprésence plusieurs paroles téméraires et malicieuses contre Mon-seigneur le Cardinal, que je leur ay dites en la sorte qu’ellessont couchées en la dite déclaration, ils m’ont faict response
(i) Dossier n° 114, tome I, pièce 76.
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