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Tome I.
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LES DESSOUS DE 1,’hISTOIRE

n’avoir point ouy les dites paroles, mais que seulement ils luyavoient entendu dire que mon dit Seigneur le Cardinal estoitcause de tous les désordres qui estoient dans la province, et quec’estoit luy qui estoit autheur des droits alie'ne's, mais que quandil v seroit luy-mesme, il ne les pourroit lever, et que le ditChassane's sembloit alors un peu pris de vin. Je ne vous expli-queray point, Monseigneur, plus au long ce qu’ils ont de'clare',pour ce que vous le verrez par leurs dépositions que je leur aydonné ordre de faire par-devant le dit Vice-Séneschal, les ayantchargez l’ung et l’autre de bien penser à ce que le dit Chassane'savoit dit, et de faire tout ce qu’ils pourroient pour s’en ressou-venir. Quant au dit Cazaubon, il a depuis faict sa dépositionpar-devant le dit Vice-Séneschal, laquelle ce matin il a confirméeen ma présence; vous la recevrez avecq ceste de'pesche et la décla-ration du dit Corne, que je vous renvoyé. Pour le regard du sieurBoutin, il m’a demandé temps jusques au lendemain de la Mag-delaine, affin d’avoir plus de loisir de songer à ce qu’a dit lesieur Chassane's, m’ayant mesme adiousté qu’il y avoit unefemme qui estoit présente, de laquelle il s’enquerreroit sy elleavoit entendu les dites paroles, de sorte que je ne vous sçauroisenvoyer sa déclaration plus tost que par le premier ordinaire.Cependant, les dites paroles contenues en la déclaration du ditCorne m’ayant semblé de très-grande conséquence et mériter ungchastiment sévère, au cas qu’elles se trouvent véritables, j’aycreu qu’il se falloit asseurer de la personne du dit Chassane's, depeur qu’il ne s’e'vadast, s’il venoit à descouvrir la poursuite quise faisoit contre luy. Je l’ay donc envoyé prendre par le Vice-Séneschal, il y a de'sià trois ou quatre jours, et constituer pri-sonnier dans les prisons de la Maison de ville, où je l’ay faictmettre à part, sans qu’il sçache la cause de son emprisonnement.Il est âgé de quarante-cinq à cinquante ans, et paroist assez re-tenu, à ce que l’on m’a rapporté. Vous adviserez, Monseigneur,sur ce qu’il sera à propos d’en faire, lorsque vous aurez la dé-claration du dit Boutin, que je vous envoyeray, comme je vousay dit précédemment, par le premier ordinaire. Sy vous désirezqu’il soit amené à Paris, on pourra luy faire icy confronter aupa-ravant les dits Boutin et Cazaubon. J’attendray les ordres qu’ilvous plaira me donner sur ce subiet, pour l’exécution desquelsje ne manqueray point de contribuer ce qui dépendra de moy,comme j’y suis obligé, ainsy que pour vous faire paroistre,