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Tome I.
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CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER

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Monseigneur, sçachant l’affection particulière que vous aveztousiours eue pour luy, combien la sienne vous est réciproqueet combien il vous honore.

Je vous supplie, Monseigneur, de me faire l’honneur de mecroire et que je suis très-fidèlement,

Monseigneur,

vostre très-humble, très-obe'issant et très-oblige' serviteur,

Verthamon.

Bayonne, ce 26 octobre i636.

LETTRE DU DUC DE LA VALETTE (1)

Monsieur,

Je reçeus, il y a quelques jours, une lettre que vous m’avez faictla faveur de m’escrire par Monsieur de Verthamon, qui a pris lapeyne de me confirmer de vive voix ce que j’ay tousiours attenduet espe'ré de la bonne volonté dont il vous a pieu de longuemain me gratifier. Je vous en rends mille grâces très-humbles,Monsieur, vous suppliant de me faire la faveur de croire quevous n’obligerez jamais personne de ce bien, qui le ressentecomme je fais, ny qui l’estime davantage. L’indisposition doulou-reuse qui m’a presque tousiours travaillé depuis que Monsieurde Verthamon m’a rejoinct, et qui ne m’a donné relasche quedepuis fort peu de jours, m’a contraint de différer jusques àceste heure à vous rendre ces véritables tesmoignages de monressentiment. Vous en recevriez plus souvent des marques, sy jene croyois que vous n’estes pas en doubte de mon service, etque, dans les grandes occupations que vous avez, les com-plimens qui peuvent vous estre rendus sont autant d’impor-tunitez. J’ay donné cy-devant advis au Roy de l’entrée desennemys dans le païs de Labour. Il vous est bien facile de juger,Monsieur, cognoissant -le païs comme vous faictes, que lesennemys n’ont pas eu à faire ung grand effort pour s’en rendreles maistres, ayant trouvé des villages tout ouverts, deffendus

(1) Dossier no 107, tome II, pièce 26.