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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
sieur, tous les très-humbles services que. sera capable de vousrendre,
Monsieur,
vostre très-humble et très-affectionne' serviteur,
Le duc de La Valette.
Du camp d’Espolette, le 12 may 1637.
Monsieur,
Sur l’advis que j’ay que l’on parle de tirer Monsieur de Ver-thamon de ceste armée pour l’envoyer par la province ou enquelque autre employ, j’ose vous supplier de le vouloir laisser icy,puisque je vous puis asseurer que le service de Sa Majesté' le re-quiert sy absolument et avecq telle nécessite', qu’on ne le pourroitesloigner sans ung extresme pre'iudice, et que certainement on nes’en peut passer en aucune façon du monde dans ceste armée,sans que toutes choses y aillent très-mal, car, certes, sa probité,sa passion au service de Sa Majesté', et sa très-grande prud’homieet capacité', reme'dient à une infinité d’inconve'niens, auxquelsune autre personne ne seroit capable de donner ordre.
LETTRE DE M. DE VERTHAMON (1)Monseigneur,
La lettre que vous m’avez faict l’honneur de m’escrire, le 21 dumois passé, sur le subiet de la commission pour le resgalementdes emprunts des villes de la Généralité de Bourdeaux, me vientd’estre rendue présentement avecq la commission et une lettrede cachet du Roy par ung homme du Commis du Procureurgénéral de Bourdeaux. J’ay bien veu que le dit Procureur n’enpoursuivant pas luy-mesme l’exécution, comme il est porté parl’instruction, c’est qu’il recognoist le peu de seureté et d’ap-parence qu’il y a, dans ceste province et en la saison en laquellenous sommes, en l’exécution de ceste affaire, car ce qu’il doibt
(1) Dossier n° 114, tome II, pièce 77.