CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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fournir aux fraiz de ceux qui doibvent m’y assister, cela nem’arresteroit point du tout, non plus que pour la commissiondu resgalement des tailles par le Procureur du Roy, le greffieret les huissiers, qui n’ont point esté payez. Or, Monseigneur, jeme suis donné l’honneur de vous ramentevoir, il y a peu dejours, ce que je m’estois donné l’honneur de vous escrire, il y aquatre mois (ce fut le 17 janvier), sur l’advis que le sieur deMontauron avoit donné à Monsieur le duc d’Espernon de cesteproposition sur les villes; je voyois dès lors très-bien les mau-vaises dispositions et l’impuissance, et qu’il y auroit moins deperte et de péril à continuer les ordres accoutumez pour cesteprovince. Du depuis le temps auquel nous fismes des progrezsur ce que l’ennemy peut tenter en ceste frontière, dont il y adivers advis, et le soublèvement du Périgord, avecq la mauvaisedisposition de toute la province, tout cela rend l’affaire sansapparence. J’ose vous supplier très-humblement, Monseigneur,de croire que sy par-dessus cela l’affaire estoit commandée enceste province, il n’y a personne qui ne peust y réussir mieuxque moy, ne pouvant pas vous cacher que diverses occasions, enlesquelles j’ay esté employé depuis sept ans en ceste provincepour le service du Roy, quoyque tousiours au soulagement deses subietz, n’ayent donné occasion ou prétexte à plusieurs dem’y tirer en beaucoup d’envie, ce que je mespriseray et toutessortes de périls, quand il y aura apparence de pouvoir servirefficacement le Roy, mais non pas pour y hazarder par trop sonauthorité et son obéissance, sans aucun effet, comme en cesteoccurence. J’ose vous supplier très-humblement, Monseigneur,me vouloir dispenser de ceste commission, et y vouloir nommerune personne qui se promette de s’en acquitter plus heureusementque je ne l’ose pas promettre, estimant que vous approuverezqu’ayant à faire tenir à Monsieur le duc d’Espernon une lettredu Roy sur ce subiet, par laquelle il luy escrit de tenir la mainà l’exécution de son intention, qui luy sera cogneüe par la com-mission, je luy envoyé présentement et la dite lettre et lacommission, par celuy mesme qui m’a porté la dépesche dusieur Foucauld, commis du Procureur général, n’ayant pasestimé les pouvoir confier plus seurement en autre main. Je croisque c’est par inadvertance, Monseigneur, qu’il est parlé degabelles en ceste commission, dont les copies doibvent estreveües en divers lieux, et ce seul terme pourroit produire beau-