LES DESSOUS DE l’hISTOIRE
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auroit peu de risque), ce seroit ung moyen de faire valoir cesteassignation, de laquelle, en la manière qu’elle est, il n’y a paslieu de se rien promettre du tout. J’ay aussy ung extresmedesplaisir, Monseigneur, de ce qu’en nulle Eslection de ces Gé-
néralitez, les . ne sont envoyées, ny mesme desparties en
Périgord, où les . n’ont encore osé paroistre, non plus
qu’en Agenois, à Cahors et à Figeac. Le peu de respect qui aesté rendu à Monsieur le duc d’Espernon par ces peuples mutinsen ces derniers rencontres, et la haine dont ils l’ont chargé, lerendent, à mon advis, plus retenu à y mettre encore son autho-rité en compromis, et, avant partir d’icy, ce que je feray aupremier jour, je m’empresseray d’y faire apporter tous les ordresqui se pourront. Je vois aussy, Monseigneur, que le sentiment deMonsieur d’Espernon et de Monsieur de La Valette n’est pas demettre sitost les abolitions en évidence, du moins sans quelquesréserves des plus coupables, dont je sçays qu’ils vous escriventplus particulièrement, et en ont informé Monsieur Cartier, quivous en donnera compte, oultre la créance du dit sieur Dalies,auquel j’ay esté bien ayse de rendre encore près de vous lestesmoignages que requièrent son zèle au service du Roy et sonmérite, pour lesquels, avecq l’amitié particulière que j’ay avecqluy, j’ay de'sià pris la liberté de vous supplier autrefois de hasterles grâces qui luy peuvent estre desparties, vous suppliant mefaire seulement l’honneur de me croire que je suis très-fidè-lement,
Monseigneur,
vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,
Verthamon.
A Bourdeaux, ce 9 juin 1637.
Monseigneur, depuis ma lettre escrite, j’ay pensé n’y avoirpoint de moyen plus efficace pour la levée des deniers du Royque celuy tenu en Xaintonge par Messieurs des Roches, Ba-ritault et de Villemonte'e, et que pour cest effet le dit sieur deVillemontée pourroit estre prié de passer en Périgord, où iltrouvera la mesme assistance de Monsieur d’Espernon et destroupes qui y sont réunies, et Monsieur des Roches, estantobligé, pour mon regard, de m’en retourner dans peu de joursen l’armée, n’ayant pas osé l’abandonner sans ung comraan-