CORRESPONDANCE AVEC DE CHANCELIER SEGUIER
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n’auroy jamais passion plus grande que de pouvoir utilementservir le Roy, et me'riter l’honneur de vostre bienveillance, enme tesmoignant toute ma vye,
Monseigneur,
vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,
Verthamon.
Au camp d’Espolette, le 21 may 1637.
LETTRE DE M. DE VERTHAMON (1)Monseigneur,
J’ay esté pressé par une lettre de Monsieur le duc d’Espernonde me rendre auprès de luy, à l’arrivée de Monsieur le duc deLa Valette, et ayant résolu de de'pescher Monsieur Dalies pourreprésenter l’estât et les besoins de ceste armée et de cestcprovince, dont il est fort bien informé, j’ay creu estre obligé devous donner compte en particulier, Monseigneur, de ce quel’assignation qui a esté donnée sur les emprunts des villes nepouvant réussir, on ne peut, oultre 3i mil livres désià con-sommées en trois prests finissant le 20 e de ce mois, ramasserpour le présent d’une autre assignation, et 5o mil livres surles 63 mil livres imposées par les Commissaires du Roy pour lasubsistance de ceste armée, que la somme de 10 mil livres seu-lement, sçavoir 7 mil livres par la Généralité de Montauban et3 mil livres par celle-cy, lesquelles, avecq ung autre prest quenous trouvons moyen de faire des subsistances de la province,nous donnent le moyen de compter jusques au 3 e de ce mois.Passé cela, Monseigneur, il est impossible de se promettrela subsistance des troupes par, ceste frontière, s’il n’y estpourveu d’autre fonds, et je ne vois point que l’on puisse faireestât de recouvrer, de celuy des emprunts, que les mesmessommes qu’elles ont payées les années dernières. Ainsy quej’ay eu l’honneur de vous escrire et à Messieurs les Sous-In-tendans, dont sy quelqu’un voulust faire parti (en quoy il y
(1) Dossier n° 114, tome II, pièce 82.