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I.ES DESSOUS DE L’HISTOIRE
condamne à estre pendu, pour estre aussy ung des complices dudit Le Turc, que contre Charles Lallegrand, lequel neantmoins,pour certaines et justes considérations, nous avons condamné deservir le Roy perpe'tuellement dans ses galères. Encore, avons-nous donné autre jugement dans Bergerac à l’encontre de JeanMarcerou, valet du sieur de Marboutin, portant condamnationd’amende honorable et bannissement, pour n’avoir gardé soi-gneusement la maison et chasteau du sieur de Marboutin, sonmaistre, estant sorty dehors et l’ayant laissé'surprendre aux ditsséditieux. 11 a esté jugé qu’il y avoit plus d’imprudence que demauvais dessein, et au regard des sept autres prisonniers, nousavons ordonné qu’il sera informé contre eux, eux demeurant enl’estât qu’ils sont, soubz la charge des Consuls, Vice-Séneschauxet geolliers qui en sont chargez. Comme aussy nous avons dresséde prise de corps, tant à l’encontre de Lamothe La Forest, soy-disant général, que d’ung grand nombre d’autres, accusez parles susdits exécutez à mort, tant dans la ville de Périgueux quedans celles de Bergerac et de Sainte-Foy, qui sont les troisendroits èsquels le désordre a esté le plus grand, et avons faictfaire les chastimens sur les principaux autheurs et personnes deconsidération et les plus qualifiées, estimant qu’il n’y a rien quifrappe plus les esprits que cela; et comme, Monseigneur, nousavons eu rendu compte de nos actions au Parlement, il a or-donné que le procez seroit faict aux autres coupables, et pourcest effet, il a commis le Lieutenant criminel de Bergerac pourinstruire la procédure jusqu’à jugement définitif exclusivement,affin que par après le Parlement leur fasse subir la punition queleurs crimes méritent, et ce par le sentiment de Messeigneursles ducs d’Espernon et de La Valette, la générosité et la prudencedesquels, avecq les armes victorieuses de Sa Majesté à l’encontredes rebelles et la justice exemplaire qui a esté rendue en cesteoccurence en toutes les villes que nous avons passées, ont donnéune sy grande horreur aux plus mutins, que maintenant l’autho-rité du Roy y est sy absolue, que l’obéissance à ses volontez etla tranquillité publique y sont du tout remises, vous supplianthumblement, Monseigneur, nous favorisant de l’honneur devostre bienveillance, nous obliger d’ordonner le remboursementdes fraiz de nostre commission, durant ung mois, sur tellenature de deniers asseurés qu’il vous plaira, dont nous ne vousdonnerions l’importunité, sy le Parlement avoit des fonds pour