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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

hardis que de l’entreprendre, mais c’estoit l’affaire qui les pressoitle plus. Je vous demande pardon sy je suis sy prolixe; jen’adiousteray que les vœux de mon obéissance, que je voussupplie très-humblement d’agréer comme,

Monseigneur,

vostre très-humble et très-obéissant serviteur,

De Montauban, ce n juillet 1643.

Charreton.

LETTRE DE M. CHARRETON (1)

Monseigneur,

Vous verrez, par la relation joincte à la présente, que lesséditieux de Villefranche ont refusé les propositions les plusdoulces et les plus favorables que des criminels pourroientsouhaitter, et qu’ils renvoyent l’affaire à la négociation du sieurde S'-Vensa (?), qu’ils disent estre à la Cour. Ainsy, pour ceregard, je ne puis plus agir, ny par justice, ny par accommo-dement, jusques à ce que j’aye de nouveaux ordres : par justice,puisque, oultre que je ne suis pas assez fort, il m’est ordonnéd’attendre ung second commandement avant que d’exécuterl’arrest du Conseil; par accommodement, puisque les habitans deVillefranche n’en veulent point ouyr parler, et se rapportent à ceque le sieur de S'-Vensa fera à la Cour. Je continueray seulementà donner advis, tous les ordinaires, de ce qui se passera, enattendant vos commandemens, et comme ma relation vous feravoir les entreprinses du Parlement au préiudice des lettres, adviset arrests de Leurs Majestez, je recours à vous, Monseigneur,comme à nostre chef commun, affin de leur lier les mains et leurimposer silence. Ils me menacent de leurs Commissaires pourvenir enlever le greffier de la Commission et tous les papiers dugreffe. Je n’en appréhende pas l’effet de leur part, mais alorsmesme que l’entreprinse, que quelques esprits chauds de laCompagnie pourroient faire au préiudice de l’arrest que Leurs

(1) Dossier n° 114, tome III, pièce 52.