CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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Les gens tenant la Cour de Parlement de Bourdeaux, vos bienhumbles serviteurs,
Defau.
Escrit à Bourdeaux, en Parlement, les Chambres assemble'es,le vn e septembre 1643.
LETTRE DE M. BURLAC (1)
Monseigneur,
J’ay désià faict deux de'pesches à Monsieur de La Yrillière surle subiet des entreprinses à Saint-Gilles et Générac pour le resta-blissement du presche par ceux de la R. P. R. Je luy ay envoyéles arrests que la Chambre a rendus, portant deffense de faireaucun exercice de la dite Religion, ce qui n’a jamais esté faictdans la Chambre, avecq ung ample Me'moire de ce que je pensenécessaire pour le service du Roy. J’espère qu’ils auront deffe'ré,et que les Commissaires, que nous avons nommez, ne serontpoint obligez de partir. Ils croyent que la déclaration qu’il apieu au Roy leur accorder les remet entièrement en l’estât del’Édit de Nantes, et qu’elle emporte la restriction portée parl’arrest général que je fis donner en la Chambre, soudain aprèsle décez du feu Roy, qui les restrainct à la jouissance des Editsde pacification, déclarations, arrests et règlemens faicts et exé-cutez jusques aujourd’huy. C’est pourquoy je vous supplie très-humblement, Monseigneur, de nous faire informer de LeursMajestez, ayant prié le dit sieur de La Yrillière de vous faireentendre ce qui se passe et nos sentimens, que je ne répéteraypas pour n’abuser de vostre patience, priant Dieu qu’il vousconserve en qualité,
Monseigneur,
vostre très-humble et très-obéissant serviteur,
A Castres, ce 8 septembre 1643.
Burlac.
(1) Dossier n° 114, tome III, pièce 70,