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Tome I.
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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE

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LETTRE DE M. DE LANSON (1)Monseigneur,

J’attends les ordres pour exécuter ce qui me sera commandétouchant Monsieur le président Pichon.

J’ay mis la commission pour la Chambre de l’Édit ès mainsde Monsieur le président Pontac, mais après le despart du dernierordinaire, j’ay appris qu’elle vous a esté renvoyée, et m’a-t-ondit que ces Messieurs vous supplient de considérer que cesteChambre est my-partie, que les Officiers de la R. P. R. sonttrès-intelligens et très-capables, que pour la conservation dubien, de l’honneur et de la vye des catholiques, on a besoind’ung puissant contre-poids; que, hors de Monsieur de Maran,qui est continué, le reste est sy foible, qu’il vous feroit com-passion; que, hors Monsieur de La Lanne, sieur d’Uzeste, quientre maintenant en la Grand’Chambre, le reste est fort jeune;que puisque la séance se tient en ceste ville, les anciens de laGrand’Chambre n’ont pas droit de s’en excuser comme autrefois,ainsy qu’ils y pourraient servir.

Au reste, les doubles deniers nous donnent bien de l’exercice,et sans le soin des Jurats, et particulièrement des sieurs de LaChabanne, Lauvergnat et Fouques, qui sont nouvellement esleuset qui méritent vostre protection par le service qu’ils ont rendu,la ville serait en grand désordre. Je vous asseure, Monseigneur,que comme peu de personnes s’abandonnent pour le public, ceuxqui le servent doibvent estre en grande considération, et cesMessieurs sont de ce nombre, autant je suis,

Monseigneur,

vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,

De J^anson.

A Bourdeaux, ce 10 septembre 1643.

(1) Dossier n° 114, tome III, pièce 72.