correspondance; avec le chancelier seguier
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estoit tout disposé à tesmoigner de delà qu’il estoit plus quesatisfait, et à prier qu’il feust deschargé et du voyage et de l’in-terdiction. Ceux qui debvoient porter Monsieur de Blanc à cesteréconciliation l’en ont esloigné et se sont roidis à ne souffrir pasqu’il fist aucune advance vers Monsieur le premier President,ny en personne, ce qu’on n’a pas demandé, ny par ses parensou amis, qui parleraient de sa part ou du moins de la leur, etpourraient seulement, ‘en ce cas, asseurer Monsieur le premierPrésident que Monsieur de Blanc estoit en disposition de vouloirbien vivre avecq luy. On ouvrit ung autre expédient qui futrefusé, que dans la Compagnie, parmy les discours de paix quis’y pourraient tenir, quelqu’un demandast à Monsieur le premierPrésident de donner ce premier tesmoignage à la Compagnie deson affection à la paix, de travailler pour Monsieur de Blanc. Ilsvouloient que la lettre du Roy ne feust pas rendue et demeurastsupprimée, ce qui excédoit nostre pouvoir. Leur primeur a estétoute pareille pour les intérests du Corps : nous avons connivéà ce désordre (dans l’espérance de l’estouffer par ceste action) devoir que des particuliers traitoient pour la Compagnie avecq lepremier Président et les gens du Roy, et faisoient porter desparoles, se faisant forts et respondans de tout le Corps. Messieursde Ptimet, de Lescure et de Verdier estoient donc les chefs duParlement, c’est-à-dire de la famille de Lalanne, car meshuy cesdeux intérests sont confondus. Leur proposition estoit réunionavecq Monsieur le premier Président. Ils ne me font pas la grâcede me vouloir donner part en ceste paix. Pour y parvenir, ilsdemandoient que l’on supprimast l’arrest du Conseil et la lettredu Roy, et qu’on ne parlast point dans la Compagnie d’ungordre sy extraordinaire et qui la blesse, disent-ils, sy fort, queceluy de rompre des registres ou de les supprimer; qu’ils pro-mettoient que la minute de ceste lettre escrite en faveur deMonsieur de Blanc serait rendue à Monsieur le premier Pre-sident, et que le registre, qui n’a point esté dressé, ne le seraitjamais. Nous respliquasmes que ce n’estoit pas satisfaire au Roy,et que puisque Sa Majesté avoit engagé son intérest dans cesteaffaire, il estoit juste de donner quelque chose à son authorité,aussy bien qu’à l’intérest de Monsieur le premier Président, etque nous ne pouvions supprimer entièrement ses ordres; quenous les radoucirions autant qu’il serait possible; que, pourveuque l’on nous asseurast de la bonne disposition des esprits à se