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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
recepvroit beaucoup de diminution, sy on en retiroit une telleCompagnie, qui y attire beaucoup de personnes, et la pluspartdes Officiers de ceste Chambre estant de Bourdeaux, seroientincommodez d’aller demeurer ailleurs par I’esloignement de leursproches et la despense extraordinaire que les voyages et le se'jouren une autre ville leur causeroient, ce que je vous supplie très-humblement, Monsieur, de vouloir conside'rer, et d’interposerrostre authorite' pour empescher ung changement sy préjudi-ciable au bien du service du Roy, à la Religion, et à celuy deceste ville, et de. croire qu’en cela, comme dans toutes les chosesqui regardent le public, je n’ay d’autre but, ny visées, que lebien du service du Roy, et finiray ceste lettre en vous asseuranttousiours du de'sir extresme que j’ay de pouvoir rencontrer lesoccasions de vous faire paroistre combien je suis,
Monsieur,
vostre très-humble et très-affectionne' serviteur,
Le duc d’Espernon.
A Bourdeaux, ce 9 janvier i6q5.
LETTRE DE M. DE LAVIE ( 1 )
Monseigneur,
En continuant l’obe'issance que je doibs à .vos commandemenspour vous rendre compte de ce qui se passe dans nos mauvaisesaffaires, j’adiousteray à celle que mon collègue et moy nousdonnons l’honneur de vous escrire quelques petites circons-tances. Nous avons veu avecq desplaisir que toutes les bonnesintentions que Monsieur le premier Président et nous avonseues pour redonner quelque calme à ceste Compagnie ont de-meuré inutiles. Il eust voulu tendre les mains à Monsieur deBlanc, qui, n’ayant rien de la malignité' des directeurs du particontraire, a quelque violence d’humeur dont ils se servent, etl’exposent à porter la peyne du mal que les autres couvent dansleur cœur. Monsieur le premier Président a faict cognoistre qu’il
(1) Dossier n° 114, tome IV, pièce 52.