CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER
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escrit pour tesmoigner combien luy desplaisent les voyes donton se sert pour e'luder ses intentions sur ce subiet, et les trai-temens qu’on a faicts à Monsieur de Gourgues dedans et dehorsle Palais, ils continuèrent leurs entretiens samedy, et je ne sçayssy ce matin ils continueront à dire qu’ils n’y veulent pointopiner. Ils espèrent bien qu’après ung peu de temps on nelaissera pas pour cela de renvoyer Monsieur de Lalanne, et dedescharger les adiournez et les interdits. Le Roy, disent-ils,leur rendra Monsieur de Lalanne et leur ostera non-seulementMonsieur de Gourgues, mais Monsieur le premier Pre'sident, surles plainctes que va porter de delà Monsieur de Blanc, qu’ilsappuieront hautement.
Voilà, Monseigneur, les maladies dont ils sont travaillez, quicausent beaucoup de maux dans la province, par ung sy grandtrouble du Corps qui la doibt conduire. Je ne sçays sy je mepre'occupe à croire que tous les moyens dont on s’est servyjusques icy estant inutiles, il n’y a point d’autre remède quede les humilier à bon escient et justement, en ostant Monsieurle pre'sident Lalanne et remettant tous les autres. Ce seroittrancher tout et couper la racine de nos misères. C’est à vous,Monseigneur, de juger de ces choses, et à moy à vous demanderceste grâce d’estre creu,
Monseigneur,
vostre très-humble et très-obe'issant serviteur,
Bourdeaux, ce 20 febvrier 1645.
De Lavie.
LETTRE DE MM. DUSAULT ET DE LAVIE (1)Monseigneur,
Les dernières rencontres qui se sont passe'es dans ce Par-lement et les commandemens dont le Roy nous a honorez surces occasions nous ayant acquis la haine de ceux qui se trouventaujourd’huy les plus puissans dans la Compagnie, nous res-
(1) Dossier n° 114, tome IV, pièce 59.