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Tome I.
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CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER Z^b

lesquels vous y verrez une de vos ordonnances. J’ay empesche'ceste construction jusques à ce que j’aye reçeu vos comman-demens, car la pluspart des catholiques n’y sont consentans, etceste affaire est assez importante pour estre sçeüe de vous,comme aussy ce qui s’est passe' au pais de Sainte-Foy, qui n’aaccorde' que io mil livres au lieu de 21 mil livres, et demandedes termes pour sy longtemps, que c’est dire qu’ils ne veulentrien payer pour ceste anne'e 1646.

Monsieur le duc d’Espernon espère partir jeudy prochain pouraller à la Cour. Je suis venu icy luy dire à Dieu : en vostreconsidération et par vostre recommandation, Monseigneur, ilme comble de toutes sortes de faveurs, dont je vous rends très-humbles grâces, vous suppliant de me continuer l’honneur devostre bienveillance et protection, puisque je suis sans condition,Monseigneur,

vostre très-humble, très-obe'issant et très-oblige' serviteur,

De La Margrie.

A Agen, ce i 3 febvrier 1646. •

LETTRE DE M. DELAVAU (au nom des Jurats) (i)Monseigneur,

Nous escrivons au Roy sur le subiet de la ruyne qui menacela tour de Cordouàn, qui est ung phare le plus beau et le plusmagnifique du monde, basti et esleve' sur ung rocher à l’embou-chure de la rivière de Garonne pour la seurete' de la navigationet l’adresse des vaisseaux dans l’entre'e d’icelle, laquelle seroittrès-pe'rilleuse de nuit à raison des escueils et bancs de sablequi l’environnent, s’il n’y avoit au fanal ung feu ordinairemententretenu. La bresche que la mer a faicte au talus qui ceintle piédestal sur lequel ce bel édifice est assis, et qui luy sert dedeffense contre la violence des vagues, se peut présentement ré-parer à peu de fraiz, n’y en ayant que quarante brasses d’em-

(1) Dossier n° 108, tome II, pièce 4.