CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGÜIER
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viraient actuellement, en cas qu’ils vinssent à décéder pendantle service, lequel brevet il pleust à Sa Majesté' nous accorderpour quatre mois seulement, à commencer du xxv juillet dernier.Depuis, le terme estant expire', et croyant que Dieu eust retire'son fléau, nous n’avions pas estimé avoir besoin d’une pareillegrâce, mais ceste maladie s’estant resveillée et rengre'gée puysquelques mois, non-seulement parmy le peuple, mais parmynous et en la personne d’ung des nostres, lequel, puys quelquesjours, a esté frappé de ce mal, nous implorons derechef, nostretrès-honoré Seigneur, vostre faveur et appuy dont nous ressen-tismes les effets en pareille occurence, l’année dernière, pourobtenir ung semblable brevet, pendant que nous continueronsle très-humble et très-fidèle service que nous debvons à Sa Majestéet que nous dispenserons la justice à ses subietz dans ung périlplus imminent que celuy de l’année dernière. Il est très-véritable,nostre très-honoré Seigneur, que rien ne nous oblige à tenir fermecontre ce mal qui nous attaque de toutes parts, que le zèle quenous avons de rendre le très-humble et très-fidèle service quenous debvons à Sa Majesté et au public, qu’à considération desémolumens qui se peuvent trouver dans l’exercice de nos charges,cessant en ung temps où les parties, avecq raison, fuyent l’abordde ceste ville. C’est pourquoy nous espérons que vous considé-rerez la justice d’une demande qui est faicte par des personnes quin'ont de plus forte passion que de vous tesmoigner qu’ils sontvéritablement,
Nostre très-honoré Seigneur,
Les gens tenant la Cour de Parlement de Bourdeaux, vos bienhumbles serviteurs,
De Laroche.
Escrit à Bourdeaux, en Parlement, le viii e d’avril 1648.
LETTRE DU DUC D’EPERNON (0Monsieur,
Le bruit qui a couru dans ceste province de l’establissement
(1) Dossier n° 87, pièce 11.