CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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voyer ung arrest du Conseil mesme, qui re'voque ou surseoie lesestablissemens faicts par Monsieur de Lanson. Je m’en servirayen cas de besoin et non autrement, vous suppliant très-hum-blement de croire que j’agis de toute ma force et que je m’exposetous les jours à la malice des esprits factieux, qui de'clamentpartout que je suis l’ennemy du bien public et du Parlementmesme. Sur le tout, Monseigneur, je vous demande les ordresque je doibs suyvre, parce que, dans l’ignorance où je suis dela vérité' des choses qui se passent de delà, et dans la libertéqu’ung chacun a d’escrire, les plus mauvaises nouvelles sontdébitées et reçeües agréablement. Je suis,
Monseigneur,
vostre très-humble et très-obéissant serviteur,
A Bourdeaux, ce 29 de may 1648.
Dubernet.
LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)
Monsieur,
Les Jurats et habitans de la ville de La Réole vous rendentcompte de l’obéissance qu’ils ont rendue à la volonté du Roytouchant la réception de leur Évesque, qui est celuy de Bazas.Leurs procez-verbaux contiennent leurs raisons, leurs coustumeset les honneurs qu’ils ont rendus à ce Prélat, qui n’a pas vouluentrer dedans la ville, estant venu jusques aux portes, parcequ’on ne luy offroit pas le mesme honneur qu’on ne doibt qu’auSaint-Sacrement et à la personne du Roy. Je vous supplie,Monsieur, comme vous avez de'sià commencé à soustenir enceste mesme cause la justice et les inte'rests de Sa Majesté etl’honneur des communautez et de leurs magistrats, de continuerle mesme honneur de vostre protection aux Jurats de La Réoleet aux Consuls de Penne (?), qui sont en mesme différend contrel’Évesque d’Agen, et me donner en ces occasions les tesmoi-
(1) Dossier n“ 87, pièce 15.