LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
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Nostre très-honoré Seigneur,
vous continuer ses grâces, et donner, en parfaite santé', très-heureuse et longue vye.
Les gens tenant la Cour de Parlement de Bourdeaux, vos très-humbles et affectionnez serviteurs,
De Laroche.
Escrit à Bourdeaux, en Parlement, le 24 juillet 1648.
LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)
Monsieur,
A l’heure mesme que je vous escrivois, lundy dernier, le desseinque j’avois d’entrer le lendemain au Parlement, Messieurs lepremier Pre'sident et le Procureur ge'ne'ral, auxquels j’en avoiscommuniqué, le firent sçavoir au Parlement et expliquèrent lesraisons desquelles je prétendois me servir. Il leur succéda mal :la Compagnie se roidit au contraire, et j’eus raison de croire quesv je fusse entré le mesme jour que j’avois délibéré, je n’eusserien obtenu qu’ung refus, qui rn’eust esté fascheux. Je jugeavplus à propos de laisser faire ung effort à Monsieur le premierPrésident, qui, ayant mis l’affaire mardy dernier en délibération,ne gaigna rien sur ces esprits jaloux de leur authorité. On ré-solut que l’arrest seroit publié sans délay le jour suyvant. J’euscependant loysir de voir et faire voir mes amis de ceste Com-pagnie, et faire comprendre à plusieurs que leur arrest pourroitdonner prétexte et subiet à rébellion à ceux qui ne voudroientpas payer les tailles sur les despartemens envoyez par les In-tendans; et après tout, que sans blasmer leur procédé et ap-prouvant leurs bonnes intentions pour le service du Roy et lesoulagement du peuple, je les voulois prier de surseoir la publi-cation de leur arrest. Les ayant ainsy disposez, j’entray hier etles priay de différer ceste publication jusques à la semaine pro-
(1) Dossier n° 87, pièce 21.