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Tome I.
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CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER

4°7

Il y eut ung merveilleux bruit contre le premier Présidentdurant deux ou trois jours. Il usa de supplications et d’excuses,et en fut enfin quitte pour une re'primande et advertissementd’estre désormais plus soigneux des advantages de la Compagnieet d’en observer les ordres et les règlemens.

Il est vray que ces quatre dépesches estoient hors de saison,inutiles, et propres à fascher le Parlement, et me donner à moy-mesme subiet de n’en estre pas satisfait, sy je le voulois prendre,puisque je suis icy pour faire valoir les ordres de Sa Majesté, leLieutenant général ayant moins de pouvoir pour contenir lepeuple que le moindre Jurât. La déclaration fut registre'e auParlement jeudy dernier, comme elle l’a esté pareillement à laCour des Aides, et a esté envoyée aux Séneschaussées et auxEslections, et l’arrest, qui avoit esté donné au Parlement avantque nous eussions ceste déclaration, et duquel on avoit sursis lapublication à ma prière, demeura sans exécution et comme s’iln’avoit pas esté donné. J’avois oublié à vous donner advis,Monsieur, qu’en l’Assemblée des Chambres de ce Parlement, ouje me trouvay pour empescher la publication du dit arrest quiavoit esté donné contre les Intendans et sur le faict des tailles,après que j’eus obtenu ce que je désirois de la Compagnie, je fusconvié par Monsieur le premier Président de demeurer pouropiner avecq la Compagnie sur quelque plaincte que les habitansde ceste ville avoient faicte contre les commis de la comptablieet du convoy, de ce qu’au-delà de leur bail ils exigent de ceuxqui transportent des grains, et d’ung bord de la rivière à l’autre,et d’icy en Xaintonge et de Xaintonge icy, des droits qui ne leursont pas deubs. Les commis demeuroient d’accord que ce droitn’estoit pas particulièrement exprimé dans leur bail, et n’avoientautre deffense, sinon qu’il avoit esté levé par quelque autrecommis avant eux. Ils advoüoient aussy qu’il n’en revenoit pasgrand profit au Roy, ny aux fermiers, et ceste imposition nelaissoit pas de faire extraordinairement crier les bourgeois et lemenu peuple, qui se faschoient d’en estre inquiétez en trans-portant quelque peu que ce feust de provisions de ceste ville enleurs maisons des champs, ou bien des champs icy. Monsieur leProcureur général nous asseura qu’il avoit escrit à Monsieur deLa Vrillière sur ce subiet, et leut la response du dit sieur de LaVrillière, de laquelle je vous envoyé copie en ce pacquet, et nousdit davantage qu’en présence de son fils, reçeu en survivance de