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Tome I.
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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE

40S

la charge de Procureur ge'ne'ral, qui est à Paris, Monsieur d’He'-mery avoit mande' deux des inte'ressez au convoy, et leur avoitdeffendu de faire désormais lever ce droit. Voyant toutes chosesen cest estât, la volonté' du Roy et l’intention de Messieurs lesMinistres, et la contravention des commis de la comptablie, jene m’opposois pas à l’arrest que la Compagnie avoit re'solu dedonner, et qui passa lors à deffendre la leve'e de ce droit, quin’est fonde' sur aucun tiltre. Il y a plusieurs autres plainctescontre les mesmes commis, desquelles le Parlement veut co-gnoistre, dont la plus importante est d’une imposition de deuxescus par tonneau, sur quoy ils font estât de s’assembler après-demain. Je tasche de les disposer à se contenter de faire desremonstrances et supplications et ne passer pas oultre, et j’ap-porteray tout le soin qui me sera possible pour les porter àsuyvre ceste voye. Nous avons veu les copies imprime'es de lade'claration que le Roy fit ve'rifier en sa pre'sence, à la fin dumois passe', au Parlement de Paris, laquelle nous attendons,comme vous m’avez faict l’honneur, Monsieur, de me faireespe'rer par vostre lettre du second de ce mois, qu’elle nousseroit incontinent envoye'e. Je donneray tous les ordres neces-saires, tant aux Lieutenans ge'ne'raux et Juges des villes, Pre'vostsdes mareschausse'es, Vice-Se'neschaux, qu’aux Maires, Consuls etJurats, de tenir la main à la leve'e des deniers du Roy, selonqu’il en sera besoin, et n’espargneray rien qui soit en ma dispo-sition pour retenir en l’obe'issance et debvoir tous ceux qui sontdessous ma charge, et pour vous faire paroistre en toutes occa-sions que personne du monde ne vous honore plus parfaitementet ne vous est plus fidèlement acquis,

Monsieur,

que vostre très-humble et très-affectionne' serviteur,

Le duc d’Espernon

De Bourdeaux, ce 10 d’aoust 1648.