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Tome I.
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LES DESSOUS DE I.’hISTOIRE

considération pour luy, mais d’une ruyne totale pour moy, etil n’y a point d’apparence qu’il doibve avoir ceste prétention,après que Monsieur son père en a esté refusé dans le tempsde nostre establissement, ny que je doibve perdre cest advan-tage après une possession de vingt années par moy ou par mesdevanciers. Je ne puis m’imaginer que Monsieur d’Espernonvoulust faire querelle à toutes les Cours des Aides de France,qui ne manqueront point de s’esmouvoir, en estant adverties,pour la conservation d’ung intérest commun, ny que vous vou-lussiez, Monseigneur, faire sur ma teste le procez à tous lesautres premiers Présidens des Cours des Aides de France, quijouissent du mesme advantage que moy, à l’exception du feupremier Président de la Cour des Aides de Montpellier, où lecontraire se pratique, parce que les Gouverneurs du Languedocse sont maintenus dans la possession d’y occuper la premièreplace, depuis l’establissement de la dite Compagnie. Ayez esgard,Monseigneur, à la justice de la représentation que je vous faiset de ma très-humble supplication, et puisque vous avez eu labonté de me protéger jusques à présent comme une de voscréatures, ne détruisez point vostre ouvrage, et veuillez mesauver d’une dernière ruyne, affin que je puisse, avecq le bienet la vye que j’exposeray en toutes occasions pour vostre ser-vice, conserver la qualité de,

Monseigneur,

vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,

De Pontac.

A Tholouse, ce 4 may 1649.

LETTRE DE M. DUBURGMonseigneur,

Je crois, par les précédentes lettres que j’ay eu l’honneur devous escrire, vous avoir marqué l’arrivée de Monsieur d’Argensonen ceste ville, et faict sçavoir le commencement de sa négo-ciation, ses divers voyages à Cadillac et icy, qui, n’ayant peu