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Tome II.
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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE

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Comme les officiers de la garnison tenaient ferme dans le clocher,dans 1’évêché et dans quelques maisons particulières, on lesassiégea et on les pressa si vivement, qu’ils furent oblige's dedemander quartier, aux conditions qu’il plairait à M. de Candalede leur accorder. Enfin, en moins de deux heures, la garnisonfut chassée, deux capitaines et un officier d’artillerie tue's, lesautres chefs faits prisonniers, et la ville entièrement soumise àlobe'issance du Roi.

Pour l’y assurer davantage, le Procureur du Roi se rendit àl’Hôtel de ville avec les Maires et Consuls, et les principauxhabitants, et, après leur avoir adresse' une fort belle harangue,dans laquelle il les exhortait à remercier Dieu de les avoir sipromptement remis sous l’autorité' du Roi, et à continuer à serviravec zèle Sa Majesté', il leur fit prêter un nouveau serment defidélité', et re'solut ensuite avec eux d’appeler le marquis de Bour-deilles, pour commander dans la ville et y maintenir les affairesdans leur bon e'tat actuel.

M. de Bourdeilles se rendit immédiatement à leur invitation,et arriva dans la nuit suivante, vers minuit, avec plusieurs deses amis, pour donner les ordres ne'cessaires, en attendant M. deCandale, qui, dès son arrive'e, mit toutes les choses en e'tat d’yassurer complètement le re'tablissement de l’autorité' de Sa Ma-jesté'.

Pendant que tous ces e've'nements se passaient à Pe'rigueux,M. de Vendôme, qui avait reçu douze cents matelots de M. d’Es-trades, les fit mettre sur ses vaisseaux, monta avec ce dernier surl’Amiral, tandis que les lieutenants ge'ne'raux et les mare'chauxde camp s’embarquaient sur les autres navires, et se disposa àattaquer la flotte espagnole, qui, à sa vue, fit voile sur Cordouan,et se re'fugia sur les côtes d’Espagne, mais non sans perdre danssa retraite son Vice-amiral, que M. de Vendôme parvint à re-joindre, et prit après deux heures de combat.

Après cette brillante affaire, M. de Vendôme vint de'sarmerses vaisseaux à Marennes, à Royan et à La Tremblade, et laissaM. l’Évêque de Tulle à Bordeaux, pour y affermir l’autorité'Royale et maintenir le peuple dans son devoir. Celui-ci s’y ac-quitta si admirablement de sa mission, qu’après y avoir toutlaisse' dans le calme le plus complet, il en partit, au mois denovembre, avec MM. les Ge'ne'raux, pour rendre compte à LeursMajestés et à Son Éminence de ce qu’ils avaient fait dans la pro-