LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
Je sçays que la vertu toujoursEst subjette à la médisance.
Qu’on les nomme assassins des Roys,Marchands de bled, marchands de bois,Et pre'parateurs d’antimoine,
Cela s’excuse sur-le-champ :
Si l’habit ne fait pas le moine,
Le mal ne fait pas le méchant.
I-2D
T.’ÉGLISE DE SORBONNE
Armand repose en cette placeQui nous regarde de travers;Joignons quelques-uns de nos versA ceux qui rongent sa carcasse.Pourquov lit-il bastir ce lieu,
Moitié' pour luy, moitié pour Dieu ?Est-ce afin que chacun contempleSon bon ménage ou son orgueil?
Ou n’est-ce point pour luy le templeAussv bien comme le cercueil ?
I2t)
CADRAN DE LA SORBONNE
Je m’en raporte à ma migraine,
A de plus curieux que moy,
Ce cadran tout rond que je voisMe met bien autrement en peine;
La lune avec cent contre-poids
N’y marque qu’une heure en un mois,
O l’agréable momerie !
Ne pourroit-on pas bien logerDans la mesrne cathégorieEt l’architecte et l’horloger?