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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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Enfin au tome III de ces mômes Mémoires de Sully,il est rapporté que le duc de Bouillon avait fait solli-citer le roi Jacques dAngleterre, dès quil fut montésur le trône, par les envoyés de lélecteur palatin, afinquil consentît à agréer des propositions que ce duclui adressait au nom des calvinistes de France. Jac-ques avait répondu à ces ouvertures par un refus trèsnet de sentremettre en faveur de sujets rebelles.

« Je ne sais, continue lauteur des Mémoires, ce quepensa après cela Bouillon dune idée que lui, La Tré-moille et dEntragues avaient trouvée heureuse : cétaitde faire le roi dAngleterre protecteur du parti cal-viniste en France, et lélecteur palatin son lieutenant. »

Les mêmes faits, racontés par les Mémoires de Sullyou dans les (Economies royales , se trouvent exposésde nouveau par Mauvillon, réfugié protestant, dans sesLettres Germaniques et Françaises, publiées au dix-hui-tième siècle. On les y lit à peu près textuellement.

Nous verrons plus tard que lamiral de Coligny avaitprévu et préparé la tentative de 159S, et que dès lapremière guerre civile, il songeait, en haine des Valoiset de la maison de Guise, à établir en France un gou-vernement analogue à celui des Pays-Bas. Ce nétaitpoint encore la démocratie, mais plutôt une oligarchiedirigée par un protecteur à la Cromwell.

Son antagoniste le plus énergique, celui dont lin-fluence, continuée après sa mort par le souvenir de sesvertus, contrecarra sans cesse les projets de lamiral,était précisément ce duc de Guise, qui avait été sonami, et quil sétait pris à haïr par jalousie dhommede guerre et jalousie dhomme de cour.

François de Lorraine réellement « fut, de laveu

i.