L’AMIRAL DE COLIGNY
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teur en théologie, après avoir été cruellement retenu huitmois de suite, dans une prison, fut pendu à un arbre etétranglé auprès des remparts de la ville.
Les hérétiques avaient enfermé dans la maison d'uncitoyen de cette même ville d’Angoulôme, nommé Papin,trente catholiques dont ils avaient attaché quelques-unsdeux à deux, les privant de toute espèce de nourrituredans l’espoir que la rage causée par l’extrémité de la faimles pousserait à se déchirer et à s’entre dévorer mutuelle-ment. Ils finirent par mourir de faim après avoir affreuse-ment langui. Ensuite ils en lièrent quelques-uns à des cor-des fixées au plancher, puis ils les scièrent par le milieu, etles firent mourir par ce tourment plus que barbare. Enfin,ils en attachèrent quelques-uns à des pieux, et allumèrentderrière leur dos un faible feu, pour les faire brûler petità petit et mourir dans de longues tortures.
Dans la paroisse de Chasseneuil, voisine d’Angoulème,ils saisirent un prêtre nommé Louis Fayard, homme, autémoignage des habitants du lieu, d’une vie sainte etexemplaire; ils plongèrent ses mains dans un vase d’ai-rain rempli d’huile bouillante, à nombreuses reprises, etjusqu’à ce que la chair, arrachée des os, tombât. Non con-tents de ce cruel supplice, ils versèrent cette huile bouil-lante dans la bouche du malheureux, et comme ce martyrrespirait encore, ils le criblèrent à coups d'escopette.
Dans la paroisse de Rivières, ils eu saisirent un autre,à qui ils fendirent le menton pour lui arracher la languependant qu’il était encore vivant, et qu’ils tuèrent ensuite.Ils arrachèrent la peau des pieds, avec un fer brûlant, à unautre nommé maître Jean Bachellon de Lanville, puisl’égorgèrent.
Maître François Ramboteau, vicaire dans la paroisse deFouquebrune, pris également, fut joint et attaché à desbœufs qui traînaient une charrue, et frappé de coups d’ai-