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l’amiral de coligny
guillon et de fouet d’une manière si cruelle, qu’il finit parexpirer au milieu de ces tourments. Ils en tuèrent ungrand nombre en les passant par les armes. Du nombre deces victimes furent, par les ordres du capitaine Piles, Phi-lippe Dumont, chirurgien, et Nicolas Gaiveau, marchandde draps. Attachés à des arbres, ils confessèrent, avec unegrande constance Notre-Seigneur Jésus-Christ, suivant lasainte doctrine qu’ils avaient reçue de l’Eglise catholique ;ils périrent sous les traits dont ils furent criblés.
L’impudence et la barbarie d’un certain huguenot futsi grande qu’il se fit un collier avec des oreilles de prêtresqu’il avait coupées : il se vantait de ce fait comme d’unexploit devant les chefs de l’armée.
Ils coupèrent les narines et les oreilles, et arrachèrent lesyeux à des prêtres célébrant le service divin; ils ouvrirentavec le fer le ventre à un prêtre vivant, le remplirentd'avoine et le firent servir de crèche à leurs chevaux.
A Saint-Macaire, en Gascogne, il fendirent, avec le fer,le ventre de plusieurs prêtres, et arrachèrent, petit à petit,leurs entrailles enroulées à des bâtons.
. Dans le même lieu, ils enfouirent vivants un grandnombre de prêtres, et tuèrent, à petits coups, les enfantsdes catholiques.
Terminons par ces prophétiques paroles de l’une desplus belles intelligences de l’école réformée ;
« Il'ne faut pas que trois siècles de vie extérieurefassent illusion au protestanisme. Il vit encore de lapremière et vigoureuse impulsion qu’il a reçue auseizième siècle; il vit de ses antécédents politiques;mais cette impulsion s’épuise. Les poutres de la char-pente se déjoignent; l’édifice craque de toutes parts;