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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

âgée de quarante ans, et dont l’attitude froide etréservée ne fit que s’accentuer, bien qu’elle exerçâtune autorité absolue sur ses enfants. Le petit roiFrançois II, absorbé par son bonheur conjugal, s’en-tendit, avec Marie Stuart, sa jeune épouse, plus femmeque reine, pour abandonner les rênes du gouvernementaux oncles de cette princesse, les princes de Lorraine,que nous allons voir jouer, dès lors, un rôle prépon-dérant.

L’aîné de cette branche, François, duc de Guise,le sauveur de Metz et le vainqueur de Calais, fut chargédes affaires militaires. Brave, vigilant, infatigable, ditM. Dareste, il s’était trouvé à plus d’affaires et exposéà plus de périls qu’aucun des autres capitaines; il avaitencore sur eux deux qualités rares en France, ajoutel’envoyé vénitien Michieli, le sang-froid et le sentimentde sa valeur, sans vanité ni orgueil. Son frère, lecardinal de Lorraine, eut l’intérieur et les finances. Ilpossédait déjà la réputation d’un théologien exercé etd’un habile diplomate. Depuis Saint-Quentin, il étaiten train d’acquérir celle d’un grand ministre. Il avait,au dire du même appréciateur, un génie admirable,le don de la parole, une mémoire surprenante, uneconstante application aux affaires; et quoiqu’on l’ac'-cusât d’avidité et de manque de franchise, les étrangersle regardaient comme un des plus parfaits instrumentsdont un gouvernement pût se servir.

Les différents personnages que les princes Lorrainsappelèrent à les seconder dans les affaires de l’État,furent le cardinal de Tournon, archevêque de Lyon,le chancelier Olivier, homme honnête et considéré,le maréchal de Saint-André, ambitieux et riche, et lemaréchal de Brissac. Ils éloignèrent les princes du