l’amiral DK COLIGNY
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directement ses édits explicatifs de celui de janvieraux gouverneurs des provinces. Le parlement déclaraque c’était une illégalité au premier chef, et attaqua lesédits avec une vivacité nouvelle, tant en eux-mômesque dans la forme de leur publication.
Cependant le chancelier, qui ne pouvait s’abusersur leur inefficacité, et qui était obligé de répondred’un côté aux remontrances du parlement et du car-dinal de Lorraine, de l’autre aux requêtes que Colignyet les ministres réformés lui présentaient pour obtenirla liberté expresse de leur culte, prit le parti deréunir une assemblée composée de princes, de grandsofficiers de la couronne, de membres du conseil privéet de membres du parlement. Toutes les opinions yfurent représentées. L’Hôpital lui demanda de faireune loi provisoire, en attendant le concile. Elle délibéravingt jours, mais elle écarta également la propositionde revenir à la rigueur des anciens édits et celle detolérer les assemblées et les prêches. Elle prit .un termemoyen, et aboutit, à une faible majorité d’ailleurs, àce qu’on appelait l’Edit de Juillet.
Cet édit, toujours conforme h la pensée de L’Hô-pital, ne différa guère des précédents que parce qu’ilrenforma plus d’articles, et qu’il fut plus explicite surquelques points. On y recommandait à chacun de vivreen paix, de s’abstenir d’injures, de reproches, de mau-vais traitements ; aux prédicateurs des deux cultes deparler avec réserve, sous des peines sévères. On défen-dait de porter les armes ; les faux délateurs devaientêtre poursuivis. On accordait aux réformés l’amnistieet l’oubli du passé, mais on continuait de leur inter-dire toute .assemblée publique ou particulière sousprétexte de religion, et on leur défendait de conférer