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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coltgny

aucun sacrement. Ils demeuraient justiciables, des tri-bunaux d’Eglise, qui ne pouvaient pas prononcer depeine plus forte que le bannissement; mais s’ils serendaient coupables d’assemblées illicites, ils retom-baient sous la juridiction des tribunaux séculiers, quidevaient prononcer contre eux la confiscation de corpset de biens (1).

« Coligny avait souffert profondément de l’édit dejuillet, qui interdisait aux protestants les assembléespieuses, la prière en commun et les prédications.L’amiral s’affligeait de cet édit, une oppression pourses frères et pour lui une déception. Catherine luiavait promis la liberté et elle lui avait tenu la servi-tude des consciences. Il ne cachait point ses mécomptes.Il avouait qu’il avait été dupe. Il repoussait commedéloyales les secrètes protestations de la reine mère etcomme impuissantes celles de L’Hôpital. Il lui échappade dire, un jour, à sa table, qu'il se vengerait et qu'auxEtats prochains , il pourrait bien faire investir de la ré-gence le roi de Navarre, aux dépens de l’autorité deCatherine (2). »

« L’édit de juillet, conclut Dareste, ne satisfit doncpersonne et ne fut pas plus facile à faire exécuter que lesprécédents. Les calvinistes continuèrent de tenir leursassemblées. Le parlement ne cessa d’adresser de nou-velles plaintes. Suivant Pasquier, Guise déclara quepour soutenir une pareille loi, il faudrait toujoursavoir l’épée hors du fourreau. »

La reine mère ne tarda pas à s’apercevoir que l’éditde juillet serait impuissant à conjurer le mal; entrant

(1) Dareste : Histoire de France.

(2) Dargaud : Histoire de la Liberté religieuse.