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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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Jeanne d’Albret. Le protestant Hubert Languet carac-térisait d’un mot, à cette époque, la politique de Cathe-rine, celle qu’elle ne cessera de suivre jusqu’à samort : « Elle est Florentine, écrivait-il, de quelque côté« que tourne la fortune, son principal soin, c’est de gou-« verner, et, ni pour les papistes ni pour les réformés,« elle n’est disposée à jouer sa destinée. » Ce qu’elleavait en vue, en effet, en provoquant le colloque, c’étaitbien moins la réforme disciplinaire du clergé catho-lique, qui l’intéressait fort peu, que le côté politique,l'espoir d’arriver à une transaction avec les réformés,pour mettre fin aux troubles de l’Etat. Elle avaitcompté sans les passions des deux partis. Loin desonger à une entente, les protestants, enhardis parl’importance que Catherine leur avait donnée en lesconvoquant au colloque, se ruèrent sur les églises, bri-sèrent les statues, brûlèrent les reliques, massacrantpartout les catholiques et se livrant aux dernières vio-lences (I). »

11 y eut à Paris deux échauffourées, l’une dans le fau-bourg Saint-Antoine, l’autre au faubourg Saint-Mar-ceau, qui fut très sérieuse. Dans le Midi, les désordresavaient un caractère bien plus grave encore : « Le feu,écrivait Joyeuse, gouverneur du Languedoc, est allumépartout. Toutes ces belles religions n’ont fait autrefruit qu’apprendre au peuple à n’obéir point au roi età ses ministres. » Ce n’était partout que confusion,excès, représailles et pillage (2).

La situation est dès lors bien caractérisée parM. Chantelauze.

(1) Chantelauze, article cité.

(2) Voir les Lettres de Joyeuse, d’octobre h décembre 1561, dansles Mémoires de Guise.