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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coliony

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guère possible de refuser. Mais la reine qui l’avaitsigné, et le ministre qui était chargé de l’exécuter,étaient à bon droit suspects aux catholiques. Le chan-celier de l’Hôpital était sinon calviniste (il a gardé lesecret sur ce point jusqu’à la fin), du moins notoire-ment hostile à la cause de l’Église, et les dispositionsde Catherine de Médicis n’étaient pas de nature à ins-pirer plus de confiance.

A ce moment, en effet, la reine mère écrivait au Papeune lettre dans laquelle elle lui disait en lui parlantdes calvinistes :

« Ils ne sont ni anabaptistes ni libertins; ils croient« les douze articles du symbole. Aussi plusieurs per-« sonnes de piété pensent qu’on ne devrait pas les rô-ti trancher de la communion de l’Église, pour ne pas« blesser la faiblesse de quelques-uns ; quel danger y« aurait-il d’ôter les images des églises et de retran-« cher quelques formules inutiles dans l'administra-it tion des sacrements? Ce serait encore un grand bien« d’accorder à tous les fidèles la communion sous les<c deux espèces, d’abolir les messes basses et de per-« mettre que l’office divin se fît en langue vulgaire.« Du reste, on convient qu’il est à propos qu’il n’y ait« rien d’innové dans la doctrine et dans la hiérarchie,« et que l’on conserve toujours pour le Souverain« Pontife le respect et l’obéissance qui lui sont dus(l). »

(1) Pondant co temps do pacification, dit Lézeau, sc tint le con-cile do Trente, et commo les novateurs, ou la plus grande partied’iceux, faisaient entendre an roi Charles IX et à la rcino Cathe-rine sa mère, que volontiers ils se réduiraient à l'Eglise, si onaccordait certains articles, Leurs Majestés, désireuses d’entretenirla paix entre leurs sujets, chargèrent les ambassadeurs do Francode requérir que le célibat dos prêtres fût ôté, que la communionfût prise sous l’une et l'autre espèce, que tout le service de l’Eglise