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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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faire diversion, car Guise venait d’arriver devantOrléans.

L’amiral ne cessait pas d’écrire à Elisabeth d’Angle-terre pour solliciter des secours, et non seulement ilécrivait lui-même, mais il obligeait la princesse deCondé, Eléonore de Roye, à mendier à l’étranger deshommes et de l’argent (1). Mais s’il rétablissait aisé-ment les affaires de son parti à l’étranger, il n’en étaitpas de même en France. Il avait beau conspirer contresa patrie, en préparer l’envahissement par son ennemiséculaire, il ne se sentait point en sûreté, et voyait enFrançois de Guise, nommé lieutenant général duroyaume, le plus redoutable des adversaires.

Le duc de Guise s’était établi à Olivet, le 5 février.Dès le lendemain il commençait l’attaque des faubourgsd’Orléans, tandis que la reine mère, selon son habitude,cherchait à préparer les voies à un accommodement quieût diminué l’influence des Guise, au préjudice desintérêts du royaume.

Le grand capitaine prit position entre, les villagesd’Olivet et de Saint-Aubin, avec une infanterie forte dequinze cents hommes, soutenue de douze cents cuiras-siers. Mais il avait peu d’artillerie.

11 se logea au lieu dit les Vallins, dans le camp deSaint-Hilaire et près de Saint-Mesmin.

Alarmée des projets belliqueux de François de Lor-raine, Catherine de Médicis, venue d’abord à Chartrespour y passer quelques jours, se transporta à Blois avecla cour, afin de mieux surveiller l’action du princelorrain, auquel elle envoya Castelnau pour lui proposer

(1) Voir aux Pièces justificatives.