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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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des prisonniers, il apprit que Dandelot était malade :

Voilà, dit-il en riant, une bonne médecine pour leguérir.

Puis sadressant à Castelnau, lequel attendait tou-jours la réponse quil devait porter à la régente.

Vous voyez, Castelnau, reprit-il, Dandelot malade,une partie de la garnison battue !.. Ils nont pas quatrecents bons soldats... Je barrerai si bien la rivière quetout le pays jusquen Guyenne demeurera sûr et libre,et avec laide de Dieu nous mettrons quelque bonnepacification au royaume. Jai donc peine à quitter cesiège, et grand regret de partir dici, sans mettre leconnétable en liberté, et dénicher le magasin et pre-mière retraite des huguenots, pour courir après lacavalerie de lamiral.

Le duc, sans attendre la réplique du messager, fitdisposer les gardes, donna les ordres pour la nuit,distribua de sa propre main, selon son usage, delargent aux blessés, puis il retourna à son logement.

Cependant, pour ménager lorgueil de Catherine, leduc assembla un conseil de guerre, et fit exposer parCastelnau les détails de sa commission. Après quoi,affirmant que la prise dOrléans permettrait uneaction plus certaine contre Coligny, il développa sonplan : convoquer aux environs de Beaugency oudEtampes le ban, toute la gendarmerie, la noblessedes provinces, et mettre à la tcte dune armée daumoins quarante mille hommes le jeune roi Charles IXlui-même.

La reine se rendit aux projets du lieutenant général.

Quelques jours après la prise de Portereau, M. deGuise se rendait maître du fort des Tourelles, dont