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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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L AMIRAL DE C0L1GNY

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semparaient à lescalade et par surprise quelquessoldats.

La ville est bientôt serrée de plus près par huitmille hommes de pied et quatre mille chevaux ; despionniers même sont réunis pour essayer de détournerle cours de la Loire et de faire rentrer ce fleuve dansson ancien lit, à distance des murailles. Lattaque desîles et des solides retranchements du pont est pré-parée; trente-deux pièces de canon en batterie lesmenacent; la ville peut donc prévoir à jour fixe lemoment de sa soumission : lamiral, qui sest prompte-ment décidé à revenir au secours de son frère, ne doitplus arriver que trop tard; Guise, tout en annonçant àla reine un succès prochain, lui témoigna la crainteque, malgré sa modération et ses efforts personnels,lardeur des troupes ne fasse suivre du pillage lassautcommandé pour la nuit suivante.

Guise allait donc porter le dernier coup aux rebelles,et peut-être ruiner à tout jamais lavenir de la réformeen France. Il était de taille à mener jusquau bout unesemblable entreprise, et lon peut vraiment dire de luiquil domine toute son époque.

« De laveu même de ses ennemis, dit lhistorien deThou, Guise fut le plus grand homme de son siècle,digne de toutes sortes de louanges, de quelque côtéquon lenvisage. Son habileté consommée dans laguerre, jointe à un extrême bonheur, laurait faitregarder comme un homme pour le bonheur et lor-nement de la France, sil eût vécu dans des tempsmoins orageux et des conjonctures lÉtat aurait étémieux gouverné. »

Anquetil. après sêtre demandé si Guise aima àdominer pour faire régner la religion, ou sil aima la

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