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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral DE C0L1GNY

« Cependant tout reposait sur les épaules du duc deGuise. Il so rendit à Orléans pour en faire le siège...Le 18 février 1563, au crépuscule, comme il revenaitavec quatre des siens dinspeeter les sentinelles, il futapproché par un individu qui lui fracassa lépaule duncoup darquebuse, et il mourut des suites de sa bles-sure sept jours après. Le roi très chrétien déplora samort, et la reine mère , en donnant leau sainte à soncorps, tomba évanouie. Le scélérat, coupable de cet ho-micide, ne sut pas séchapper des environs pendanttoute une nuit et fut pris : il avoua navoir agi quàlinstigation des Châtillon et de M. de Soubise, queThéodore de Dèze avait persuadés, en disant que leurreligion ne pourrait jamais prospérer tant quils nau-raient pas mis à mort le dit duc, le Roi, la Reine ettous les chefs catholiques. »

Jean Poltrot se croyait appelé de Dieu à faire ce quilfit, ajoute Rohrbacher. Dans la journée du 18 février, ilse prépara par la prière à lassassinat. Interrogé devantla reine, en présence du cardinal de Bourbon et de plu-sieurs autres seigneurs, il répondit que lamiral de Co-ligny lavait sollicité de tuer le duc de Guise; que, per-suadé par Théodore de Bèze, il y avait consenti, aprèsavoir refusé dabord; quayant reçu largent de Coligny,il était venu vers le duc de Guise au camp, comme sileût abandonné le parti du prince de Gondé pour servirle roi; que, touché de repentir, il était venu à Orléanstrouver lamiral, pour sexcuser de commettre lecrime; que Bèze l'avait encore une fois persuadé, etquenfin il avait assassiné en la manière quil a été dit.Le lendemain, après avoir juré de dire la vérité, ilconfessa toutes les mêmes choses; on mit ses réponsespar écrit, et il les signa. Plus tard, 18 mars, jour de