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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral du coligny

bride pendant la nuit, erre au hasard par des voies dé-tournées comme effrayé de lui-même, se croit à centlieues du théâtre de sa cruauté, sarrête dans unegrange au lever du jour, sendort et se trouve à sonréveil entre les mains de la justice à une faible distancedu lieu d il était parti (1). »

W. Cobbett, dans ses Lettres sur la Réforme, accusenon seulement Théodore de Bèze et Coligny, maisencore Elisabeth dAngleterre.

« Un scélérat, nommé Poltrot, qui était à la solde deColigny, feignit de déserter la cause de ce chef rebelle etvint prendre du service dans larmée du duc de Guise.Peu de temps après, Poltrot, saisissant une occasionfavorable, plongea un fei' homicide dans le cœur géné-reux du vaillant et patriote général qui lavait accueilli.Personne, à cette époque, ne chercha à nier que lassas-sin eût été soudoyé par Coligny et excité par les prédi-cations furibondes de Bèze, lun des plus incendiairesprêcheurs de lépoque et lun des plus dignes disciples deLuther. Or, remarquons en passant que ce fut largentdElisabeth qui servit à payer le service de Poltrot, desorte quil faut rigoureusement en conclure quelle par-ticipa directement à lassassinat du chevaleresque ducde Guise.

« Au reste, pour une femme delà trempe dÉlisabeth,un assassinat de plus ou de moins est une purebagatelle... »

Le Journal du Concile de Trente, rédigé par les am-bassadeurs vénitiens, et publié par M. Armand Baschet,renferme cette mention, brève dans la forme, maissuffisamment explicite :

(1) J.-A. Petit : Histoire de Marie Stuart, t. I er , p. 160, 161.