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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral du coligny

majorité des Français, nous devons examiner dun peuplus près limpression produite dans toute lEuropepar ce crime inouï, dont on accusait tout haut Colignydavoir été le complice principal.

« Lémotion allait se propager rapidement dans laTotalité du parti catholique en France et au dehors,parmi les souverains, parmi les peuples, chez « tous« ceux enfin à qui cette mort nétait point utile (1) ».La reine craignit dabord quelques désordres. Ainsi queson fils, elle écrivit aussitôt au roi dEspagne pour se« condouloir avec lui du triste accident survenu en la« personne du duc de Guise..., acte si malheureux« qui en redoubloit le desplair de la perte dung si granda et si digne ministre..., chause si abominable devant« Dieu et devant les hommes. » Dun autre côté, res-sentant la gravité de lévénement et le danger dun telexemple : « Je suis fasché de la blessure de monsieur« de-Guise, avait mandé le maréchal de Montmorencyà Catherine de Médicis, que de chose qui meust peu« advenir pour ce quelle fera dommage et retardement« aux affaires présentes du Roy et sy est de très perni-« cieuse conséquence, car, si telles voyes ont lieu, il« ny aura seigneur en France qui soit asseuré (2). »

« La famille de lillustre défunt reçoit de toutes partsles témoignages dune sympathie fondée sur le mal-heur commun. Le pape adresse un bref à la duchesse;lempereur, qui disait de Guise que : « Avec un pareil« général, il auroit hardiment combattu les Turcs (3) »,écrit une lettre en latin au cardinal de Lorraine, auquelle comte de Luna, le duc dAlbe, les cardinaux dEst

(1) Valincourt : Vie du duc clc Guise.

(2) Mss. de Bricnne, v. 205, fol. 319.

(3) Vüa Francisci Guisii, Papyrio Massone auclore.