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1,’AMTRAL de coltgny
« pour autre sienne créature (j’excepte toujours sa glo-« rieuse mère,) qu’il a faict pour vous. »
A Trente, où le môme cardinal disait : « Bien que« entre nous deux il y eust une parfaicte amitié frater-« nelle si est ce que cela ne me l’a poinct tant faict« regretter pour quelque affection particulière que je« luy eusse que pour le bien public et le service de« Dieu et du Roy ausquels il esloil en ce temps si« grandement nécessaire (I) », à Trente le conciledédie à la mémoire du duc de Guise un servicesolennel et vraiment royal. A Rome, Pie IV faitfaire son éloge public par Jules Poggiano; et, chaquefois qu’il le mentionne dans ses entretiens familiers,ce Souverain Pontife l’appelle le « bienheureux mar-tyr, le sauveur de la France » ; il le compare auxMachabées.
« Les Allemands, les Italiens, les Espagnols riva-lisent d’admiration et de regrets, le désignant tou-jours sous le nom de Grand duc de Guise, consacrédepuis par l’histoire.
« Ses louanges, son épitaphe en latin, en français,deviennent un sujet d’active émulation pour les poètescontemporains, pour Dorât, pour Ronsard entre autres,
(1) Une chanson, composée en 1566, dit :
Si le «lue do Guise eût vesceuAutre loyer eussent receuEt on eût veuEt aperceuI.a papauté remise,
Un despit des huguenotsQui troublent notre EsgliseEt tons nos audi-nos.
Mss. V.-C. de Colbert, v. 391, fol. 259.