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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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1,AMTRAL de coltgny

« pour autre sienne créature (jexcepte toujours sa glo-« rieuse mère,) quil a faict pour vous. »

A Trente, le môme cardinal disait : « Bien que« entre nous deux il y eust une parfaicte amitié frater-« nelle si est ce que cela ne me la poinct tant faict« regretter pour quelque affection particulière que je« luy eusse que pour le bien public et le service de« Dieu et du Roy ausquels il esloil en ce temps si« grandement nécessaire (I) », à Trente le conciledédie à la mémoire du duc de Guise un servicesolennel et vraiment royal. A Rome, Pie IV faitfaire son éloge public par Jules Poggiano; et, chaquefois quil le mentionne dans ses entretiens familiers,ce Souverain Pontife lappelle le « bienheureux mar-tyr, le sauveur de la France » ; il le compare auxMachabées.

« Les Allemands, les Italiens, les Espagnols riva-lisent dadmiration et de regrets, le désignant tou-jours sous le nom de Grand duc de Guise, consacrédepuis par lhistoire.

« Ses louanges, son épitaphe en latin, en français,deviennent un sujet dactive émulation pour les poètescontemporains, pour Dorât, pour Ronsard entre autres,

(1) Une chanson, composée en 1566, dit :

Si le «lue do Guise eût vesceuAutre loyer eussent receuEt on eût veuEt aperceuI.a papauté remise,

Un despit des huguenotsQui troublent notre EsgliseEt tons nos audi-nos.

Mss. V.-C. de Colbert, v. 391, fol. 259.