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et inspirent la muse du chancelier de l'Hôpital (1). »« François de Guise, dit Chaieaubriand, fut supé-rieur à son fils Henri, quoique non appelé à jouer unaussi grand rôle. Il faut remonter jusqu’aux Romainspour retrouver celte hérédité de gloire et de génie dansune même famille. C’est ici le point le plus élevé de laseconde aristocratie; elle jeta en expirant autant d’é-clat que la première; elle était moins morale, maisplus civilisée et plus intelligente (2). »
Et rappelant le pardon généreux de la victime, legrand lyrique du dix-neuvième siècle, voulant, d’untrait, peindre le caractère du héros, ajoute : « Les der-nières paroles de Guise h Poltrot, bien que connues detous, ne doivent jamais être omises; il les faut redireen vers, pour rappeler h la fois la mémoire de deuxgrands hommes :
Des Dieux que nous servons connais la différence;
Le tien t’a commandé le meurtre et la vengeance ;
Le mien, lorsque ton bras vient de m’assassiner,
M’ordonne de te plaindre et de te pardonner.
(1) René de Bouille : Histoire des ducs de Guise, t. II, p. 286,287, 288.
(2) Chateaubriand : Histoire de France.