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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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L AMIRAL DE C0L1GNY

FESSE QUE DEPUYS CE TEMPS-LA, QUAND jAY OUI DIRE Aquelquun quil TUERAIT, sil POUVAIT, M. DE GuyseJUSQUE DANS SON CAMP, JE NE LEN AY PAS DÉTOURNÉ;

mais sur ma vie et sur mon honneur, je nay ny sollicité,ny approuvé un attentat comme celui du sieur de Mérë. »Cest du cynisme!

Théodore de Bèze déclare « en toute vérité de ce qui« sensuit, pour sa décharge devant toute la chres-« tienté, cest à savoir que voyant plusieurs animez« contre ledict sieur de Guyse, pour le crime perpétré« à Yassy, il na toutefois jamais esté davis, pour lors,« de procéder contre ledict sieur de Guyse que par« voie de justice ordinaire ». Cependant il confesse« avoir infinies fois désiré et prié Dieu ou quil chan-« geast le .cœur dudict seigneur de Guyse, ou quil« en délivrast ce royaume ». Théodore de Bèze dit« navoir jamais parlé audict Poltrot en personne, ni« par autruy; quil na jamais eu affaire à luy pour« une chose quelconque, et que, par conséquent, tant« sen faut quil lait induit à faire ce quil a fait ».Mais quant au crime par lui-même, ne labsout-il paset ne le préconise-t-il pas en reconnaissant que « cest« un juste jugement de Dieu, menaçant de semblables« et de plus grandes punitions tous les ennemis jurés« de son saint Évangile ».

La Rochefoucauld rejette également les accusations,ainsi que Châtillon. Lamiral reconnaît seulement quilavait cru pouvoir se servir de Poltrot de Méré, « pour« entendre certaines nouvelles dudict camp; et pour« cest effect, luy délivra les cent escus dont est ques-« tion tant pour se mieux monter que pour faire les« diligences requises en tels adverlissements, et luy« commanda de sadresser, en son absence, audict