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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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L’AMiaAL DE COLIGNY

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qu’agir autrement ce serait donner le signal « d’es-clandres qu’on ne sauroit aisément réparer... de plainteset quérimonies » qui ne tarderaient pas à se traduirede nouveau en guerre civile.

Jouissant à peine encore des premiers fruits d’unepacification laborieuse, la reine mère appréhendait dese plonger dans des embarras plus terribles que lesprécédents, et elle ne prêtait qu’à regret une oreilleartificieuse aux réclamations multipliées de la du-chesse de Guise. Gette princesse demandait, sans tou-tefois se départir de la juridiction du parlement deParis, que la connaissance de sa cause fût du moinsattribuée à l’un de ceux de Toulouse, Bordeaux, Rouenou Dijon. Elle déclarait aussi ne prendre à partie nil’amiral, ni personne jusqu’à ce que le roi lui eût donnédes juges et qu’elle sût qui se trouvait coupable.

Ces termes posés, l’amiral cesse de faire des objec-tions; et le roi ordonne de passer outre au jugement.Le parlement de Paris, toutefois, lorsqu’il voit laduchesse solliciter justice, non seulement contre tousen général, mais spécialement contre Coligny, réveillela difficulté produite par la précédente évocation. Anned’Est s’adresse itérativement au roi et à la reine, pourleur demander celte fois d’enjoindre qu’il soit passéoutre aux poursuites, môme envers Coligny qui, àson tour, réclame de nouveau, quant à ce qui lui estpersonnel dans la cause, le bénéfice de l’évocation auroi; la duchesse insiste encore, mais vainement; Ca-therine de Médicis s’applaudit, comme d’un chef-d’œuvre, de l’inextricable complication par l’effet delaquelle, en dépit des persévérantes démarches desprinces de la maison de Guise, se montrant même auLouvre avec un cortège menaçant, l’affaire ne peut être