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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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entamée faute de juges non suspects aux yeux des deuxpartis également. La reine mère en est si bien venueà ses fins que, sur une nouvelle supplique présentée,le 4 janvier 1564, par la duchesse de Guise, persis-tant dailleurs en toutes ses requêtes précédentes,Charles IX, le lendemain, déclare se réserver person-nellement la connaissance du procès, en fixant cepen-dant, vu son jeune âge, un délai de trois ans pour ydonner suite.

Afin dappuyer ses propres objections, Coligny,contrevenant à la défense royale qui le concernait aussibien que les Guise, et qui fixait à leurs cortèges res-pectifs un maximum de quarante personnes, étaitarrivé à Paris, avec une escorte de cinq ou six centsgentilshommes, dans une attitude capable dintimiderla cour. Les Guise, jugeant opportun déviter en cemoment une collision, se sont dabord retirés et,pour ainsi dire, retranchés dans leur hôtel. Le ducdAumale, le marquis dElbeuf et leurs neveux per-sistent à nen point sortir; la duchesse et le cardinalde Guise seuls se rendent quelquefois au Louvre pourne pas paraître prendre la fuite devant leurs adver-saires, mais « ils ny font jamais un long séjour ».Anne dEst subit même, de la part de sa mère, laduchesse de Ferrare, confidente et protectrice desréformés, linstance recommandation de « perdre lamauvaise opinion quelle a dun chevalier si importantet de bien comme lamiral ».

M. de Caraman résume très clairement le récit unpeu long de M. de Bouillé, et prend parti contre Coli-gny, dont il ne met pas en doute la culpabilité, bienquil lui cherche des circonstances atténuantes.

Les Guise, dit-il, « voulaient que les coupables