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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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part de la Navarre, le reste s’en allait perdre tout ilfait, si le roi Charles IX n’en eût arrêté le cours par laprotestation qu’il Ht de la dé feu Ire (1363). Elle n’a pastoutefois un grand ressentiment de ces faveurs (1). »

Jeanne d’Albret a-t-elle été empoisonnée? C’est làune question historique facile à résoudre, bien qu’elleait semblé jusqu’ici un problème. 11 est hors de douteaujourd’hui que la reine de Navarre mourut d’unemort naturelle.

« La colère, le -chaud, l’appréhension dans unesprit subtilisé, dit Tavannes, causent sa fin sansaucun poison, quoyque l’on ait voulu accuser un par-fumeur du Roy, maistre ltené, de l’avoir empoisonnéeavec une paire de gants. »

Le genre de mort de Jeanne d’Albret a donné lieuà une grande diversité d’opinions, ajoute l’abbé Pnyol.Elle était logée à Paris, chez Charles Gaillard, évêquede Chartres, suspect de calvinisme. Elle y fut prise d’unefièvre continue très violente, quelques jours après sonretour de Blois, où elle suivit la cour, et mourut lecinquième jour de sa maladie. Les Mémoires de l’Estoile,d’Aubigné et tous les calvinistes parlent de poison.

De Serre donne à entendre que les médecins qui ouvri-rent son corps avaient ordre de ne point loucher au cer-veau, où s’était attaché le poison. Il est inutile de faireressortir les difficultés qui empêchent d’admettre unesemblable version. Elle est, d’ailleurs, fortement con-tredite par Le Grain, qui veut, avec beaucoup d’autres,que la reine soit morte de pleurésie pour s’être échauf-fée aux préparatifs des noces de son fils, à quoi se

(R Ch. Bernard, 1633, in-folio, 1. Il, p. 59.

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