l’amiral de coligny
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guerres à soutenir pour chasser la Réforme. Et par cecourage, en face d’ennemis d’autant plus terribles qu’ilsse cachent, il retarda l’avènement de la révolution dansla Péninsule.
Aussi Philippe II reste-t-il une belle ligure dansl’histoire. Animé d’une grande énergie, apanage desâmes fortement trempées, il savait distinguer le méritepartout où il le trouvait; il étudiait toutes les questions,examinait tout par lui-même, et suivait sa propreimpulsion, ne se laissant guider par aucun conseilhasardeux, par aucune insinuation.
« Nul ne travaillait plus que Philippe II », dit M. dePidal, « nul n’apportait plus de soin aux affaires de songouvernement, dans lesquelles il aimait par-dessus toutla clarté. Les enseignements de l’histoire, les exemplescontemporains, les profonds conseils de son père luiavaient donné, dès ses premières années, un grandfond de maturité et de prudence. Il était sincèrementreligieux et catholique, sans sacrifier néanmoins à unfanatisme aveugle les convenances de l’État (1). »
Libéral, confiant, quoique circonspect, plein de droi-ture et de loyauté, bienveillant et majestueux, sachantrespecter en lui-même le monarque du droit divin,réprimant des passions fougueuses, ambitieux, pleinde respect pour les autres, sévère, juste, spirituel etsage, profond penseur, habile politique, — tel nousapparaît Philippe IL
Francesco Sorranzo, ambassadeur de Venise, portesur ce monarque un jugement remarquable : « Il a étéun ardent soutien de la religion... Il a fait tout au
il) Le marquis de Pidal (traduction Magnabal) : Philippe If,Antonio Ferez et le royaume d'Aragon.