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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

aux affaires, et, ne pouvant agira sa guise, elle s’accommo-dait partie à la volonté de celui-ci, partie à celle de celui-là; elle faisait ainsi de ces emplâtres qui ont fait parlerd’elle dans le monde entier peu favorablement en sonhonneur (1).

C’est dans les petits détails noyés dans la masse desdépêches qu’il faut chercher les traces de Catherine,reprend M. Armand Baschet.

« Lisez ses dépêches, vous reconnaîtrez commeétant bien proches de leur entier développementles défauts et les qualités des procédés politiques decette femme d’Etat. Elle a presque toujours voulurecourir, dans une mesure égale, à la fermeté età la dextérité, croyant aussi toujours pouvoir adou-cir la rigueur des moyens de l’une par la finessedes moyens de l’autre. Elle s’est toujours trom-pée. Sa conduite à l’égard des partis repose surdeux mobiles : châtier, puis négocier, dissimuler outemporiser. Un Vénitien a dit qu’en elle le fameuxtemporiscur Fabius, ce grand Romain, eût bien re-connu sa fille dans cette femme d’Etrurie. Ses coupssont médités : elle prévoit avant de les porter le modepar lequel elle devra les atténuer. Nul être au mondeno portait plus loin la qualité diplomatique : elle est leplus remarquable négociateur politique dont l’histoirepuisse parler. Il faut regretter qu’elle ait été le moteurdu pouvoir au lieu de n’en être que l’instrument. Gou-vernement, elle-se trompe; agent de gouvernement,elle est supérieure. Où je la vois se définir, où je lavois au double point de vue de la Catherine vengeresseet de la Catherine politique, bien qu’elle ne soit point

(1) Relations , etc., Il, 154.