l’amiral de coligny
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sa mort, en contenaient assez pour établir juridique-ment sa culpabilité et justifier son arrestation et samise en jugement, mais non son assassinat. Cespièces, il est vrai, ne furent pas publiées par le gou-vernement de Charles IX, dans le but, sans doute, dene pas éterniser les haines, on peut-être aussi pourne pas révéler aux sectaires toutes les forces dont ilspouvaient disposer; mais nous savons, par le témoi-gnage des contemporains les plus dignes de foi, unepartie de ce qu’elles contenaient. Voici, entre autres,ce que disait, en parlant de ces papiers, Bellièvre, am-bassadeur de Charles IX en Suisse :
« Je sais où ils sont, le roi les a vus, tout son con-« seil semblablement, ainsi que sa cour de parlement.« Que peut-on dire d’un ordre politique qui a été« trouvé parmi ces papiers, par lequel il a apparu au« roi que le dict amiral avait établi ès seize provinces« de son royaume, des gouverneurs, des chefs de« guerre, avec certain nombre de conseillers, qui« avaient charge de tenir le peuple armé, le mettre« ensemble et en armes, aux premiers mandements« de sa part, auxquels étoit donné le pouvoir de lever« annuellement, sur les sujets de Sa Majesté, notable« somme de deniers. » (Caveirac.)
Tout cela est confirmé par l’auteur des Mémoires deTavannes, qui affirme avoir vu, chez son père, partie depapiers de l'amiral, avec le rode de leurs hommes etleurs levées des deniers.
Il est certain que Coligny exerçait une influenceabsolue sur l’esprit du jeune et faible Charles IX, etqu’il fut un moment le chef véritable du gouvernement.Il portait mal cette faveur dont il jouissait, et mettaitdans ses rapports avec la cour toute la rudesse orgueil-
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