L AMIRAL DE COLIGNY
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quiéter les auteurs du complot; le cîuc d’Anjou nousapprend que ce coup manqué les fit rêver et penser à leursaffaires jusqu'à l'après-dîner. En effet, la blessure deColigny devait avoir des conséquences désastreuses :l’inutilité d’un premier crime allait en appeler d’autres.
Maurevel avait pu s’enfuir, mais serré de près pardeux cavaliers huguenots, il se réfugia près de Corbeil,dans le château de Clially, son hôte de Paris; le pont-levis étant levé, « et les lianes garnis d’arquebuzes »,il fallut renoncer à s’emparer de lui.
Quelques mois après, il se présenta pour prendre duservice dans l’armée catholique qui assiégeait la Ro-chelle; mais, disent les Mémoires de Bouillon, « ny le« colonel de l’infanterie, ny aucun mestre de camp ne« voulut le recevoir dans le corps de l’armée, ny souffrir« qu’il entrast en garde avec eux, le tenant pour un« homme diffamé, d’avoir commis ces actes, quoyqne« pour le service du roi, indigne et traistre. »
L’année suivante, il voulut accompagner le maréchalde ltetz en Angleterre, fut reconnu par un page endébarquant à Greenwich, hué par la populace et délivréavec peine de sa fureur.
En 1574, assure d’Auhigné (narrateur d’ailleurs fortsuspect), Catherine de Médicis l’envoya en Poitou avecordre de la débarrasser de la Noue; mais il était tropconnu pour être utile désormais.
11 fut rencontré à Paris en 1583, et aussitôt attaquépar Arthur de Mouhy, le fds du gentilhomme huguenotqu’il avait tué d’un coup de pistolet. A ce conflit, ilsse trouvèrent huit ou dix de chaque part : Maurevertrecula depuis la croix des Pelits-Champs jusqu’au ruis-seau de la grande rue Saint-llonoré. Mouhy l'atteignit,lui passa son épée à travers le corps, et fut tué en