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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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d’avoin trompf': dans l’assassinat de son premier mari.

Mais d’après cela, il est difficile de croire que, siHenri de Guise n’eut pas de part à la résolution, il l’aitignorée complètement et qu’il n’ait pas été instruit duprojet par sa mère. On peut croire môme que si réelle-ment il le connut, loin do chercher à l’arrôtcr, il l’ap-prouva.

En effet, la réconciliation entre les Guise et les Châ-tillon, opérée à grand’peine par Charles IX, n’étaitabsolument qu’apparente; et dans un temps où la pas-sion du meurtre et de la vengeance avait pénétré siprofondément dans les mœurs publiques, la mort d’unennemi était toujours regardée comme une bonne for-tune.

D’après les circonstances du fait, d’après les témoi-gnages, d’après les inductions que suggère une bonnelogique, on peut donc affirmer que le duc de Guise futle principal instigateur de la tentative du 22 août, queMaurevert en fut probablement l’exécuteur, que le ducd’Anjou etla duchesse de Nemours furent complices, queCatherine de Médicis donna son consentement à cettemauvaise action, mais que Charles IX l’ignora complè-tement, et qu’on le calomnie en l’accusant d’y avoirpris part.

On peut supposer aussi que Catherine, voulant perdredu même coup Coligny et les Guises, comptait bienque les protestants ne manqueraient pas d’attribuer lemeurtre de l’amiral au duc Henri, qu’ils se révolte-raient et forceraient le roi à sévir contre le chef re-connu du parti catholique. Ce plan ne paraît pas indignede la prodigieuse habileté et de la dissimulation de laFlorentine.

L’insuccès de la tentative dut singulièrement in-