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l’amiral de coligny
veut absolument isoler des faits qui n’ont une signifi-cation .profonde et une portée historique qu’à la condi-tion rigoureuse d’être considérés dans leur ensemble.Certes ! nous n’avons point à défendre l’odieusepolitique de contrepoids et de mensonges de cette reinesans principes, qui n’aima jamais personne et qui nevoyait dans les huguenots que des ennemis politiquesqu’il pouvait être également utile de caresser ou decombattre, selon les circonstances. Un seul faitd’ailleurs suffirait à couvrir d’opprobre cette méchantefemme assise, par le malheur des temps, sur letrône salique du roi saint Louis : elle ne fit jamaisrien pour l’Eglise, et parut toute sa vie se soucier fortpeu des intérêts religieux, qu’elle avait le devoir dedéfendre.
« On est saisi du plus amer dégoût quand on lit lesmémoires contemporains, sources odieusement négli-gées par les prétendus historiens modernes; on estpénétré de mépris pour cette femme qui tenant tout ensa main, pouvait tout faire et n’a jamais rien fait, quin’eut pas plus de faveur pour l’héroïque François deLorraine et le grand connétable de Montmorency quepour le renégat prince de Condé ou le renégat Coligny;qui mentait à Amboise, à Longjumeau, à Saint-Ger-main, qui mentait à Rome et qui essaya peut-être dementir à Dieu lui-même au moment de sa mort. Cepen-dant, Catherine nous semble devoir être déchargée dusoupçon d’avoir prémédité la Saint-Barthélemy, parcequ’alors il faudrait, contre toute justice et contre touteraison, admettre les plus stupides et les plus aveuglescomplicités.
« Catherine de Médicis passa sa vie entière à tempo-riser, à combattre l’un par l’autre, et souvent d’une