l’amiral de coligny
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seul responsable des funestes résultats d’une violence àlaquelle il se crut autorisé par le lâche assassinat ourdipar Goligny, et par lequel son père avait péri quelquesannées auparavant; et il serait absurde de regarderl’Eglise romaine comme solidaire de tous les crimesque commettent ses membres.
« Les ordres de la cour furent considérablementoutrepassés à Paris; aussi le gouvernement se hâta-t-ilaussitôt d’envoyer dans toutes les grandes villes de pro-vince les instructions nécessaires pour prévenir de sem-blables scènes de désordre; et, à l’exception d’un trèspetit nombre d’endroits, il fut partout obéi. Quoiqueles écrivains protestants aient fait monter à cent millele nombre des individus qui périrent dans cette occa-sion, un document publié en 1582, d’après les étatsrecueillis dans les différentes villes du royaume et en- •vovés au gouvernement, ne l’évalue, en tout, qu’àsept cent quatre-vingt-six personnes. Le docte et judi-cieux Lingard dit à ce sujet (note T, vol. V), avec sasincérité ordinaire : « En doublant ce nombre, nous« pouvons penser que nous sommes aussi près que« possible de la réalité. » On avait d’abord comptécent mille personnes assassinées; plus tard, il n’y eneut plus que soixante-dix mille, ensuite trente mille,puis vingt mille, quinze mille et enfin dix mille, maistoujours en nombres ronds. »
La Saint-Barthélemy a été si souvent racontée, qu’iln’est point nécessaire d’en donner ici un nouveau récit.M. l’abbé Lefortier, dans son très savant ouvrage;M. Georges Gandy, dans la Revue des Questions histo-riques; M. Forneron, dans son histoire des ducs deGuise, ont parfaitement élucidé la question des faits et